01 June 2026
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Lancé en 2007 au Kenya, M-Pesa fête cette année ses 18 ans d'existence. De Nairobi à Dar es Salaam, le service a bancarisé des dizaines de millions de personnes exclues du système traditionnel.
En mars 2007, Safaricom lançait au Kenya un service de transfert d'argent par SMS destiné aux travailleurs migrants. Dix-huit ans plus tard, M-Pesa est devenu l'un des écosystèmes financiers les plus sophistiqués du monde émergent, avec plus de 50 millions d'utilisateurs actifs répartis sur sept marchés africains.
L'impact macroéconomique est massif. Une étude publiée par le MIT a estimé que M-Pesa avait sorti 2% de la population kényane de l'extrême pauvreté entre 2008 et 2014, en permettant aux ménages ruraux de lisser leur consommation face aux chocs économiques. Le mécanisme est simple mais puissant : la liquidité circule instantanément, sans frais bancaires prohibitifs, depuis les villes vers les campagnes.
Mais la vraie révolution des dix dernières années n'est pas le transfert d'argent — c'est la couche de services financiers qui s'est construite par-dessus
Pour les stratèges africains, la leçon est double : d'abord, l'infrastructure financière peut être construite en dehors des banques traditionnelles ; ensuite, la confiance des utilisateurs se gagne par la simplicité et la fiabilité, pas par la sophistication des interfaces.
La prochaine bataille se joue sur les services aux entreprises. M-Pesa for Business cible les PME informelles qui gèrent aujourd'hui l'essentiel de leurs transactions en espèces. Si Safaricom réussit cette transition, M-Pesa pourrait devenir le véritable système nerveux de l'économie kényane — et le modèle pour l'ensemble du continent.
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N° 47
Monday 01 June 2026
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