31 May 2026
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Dans un contexte de mobilité accrue et de concurrence internationale pour les profils exécutifs africains, les entreprises repensent leurs propositions de valeur pour attirer et fidéliser leurs dirigeants clés.
Obi Tochukwu, CFO d'un groupe nigérian de 600 millions de dollars de chiffre d'affaires, a reçu en 2024 trois approches de chasseurs de têtes en six mois : une banque panafricaine, un fonds de private equity et une multinationale européenne cherchant un directeur régional Afrique subsaharienne. Il est resté en poste — mais son employeur a dû revoir significativement son package pour le garder.
Cette histoire illustre une réalité structurelle : les profils exécutifs africains de haut niveau sont en nombre insuffisant face à une demande en forte croissance. La combinaison d'une formation internationale (souvent MBA d'une grande école anglo-saxonne), d'une expérience opérationnelle africaine et d'une maîtrise des enjeux locaux est rare et se paie.
Les entreprises qui réussissent à fidéliser leurs talents dirigeants ne le font plus seulement avec des rémunérations compétitives — nécessaires mais insuffisantes
L'equity africaine reste sous-développée comme outil de rétention. Les stock-options et les plans d'actionnariat salarié sont encore peu répandus en dehors des entreprises cotées sur les places boursières majeures. Celles qui les adoptent constatent un impact mesurable sur la rétention des profils les plus mobiles.
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N° 47
Sunday 31 May 2026
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