30 May 2026
6 min de lecture
Après une année 2023 marquée par des difficultés de refinancement, les émetteurs africains testent à nouveau les marchés internationaux avec des spreads resserrés mais des volumes modérés.
L'année 2024 a marqué un timide retour des émissions de dette souveraine africaine sur les marchés internationaux. Après la vague de défauts et de difficultés de service de la dette qui a secoué le continent en 2022-2023, les émetteurs qui conservent encore un accès aux marchés adoptent une posture prudente.
Côte d'Ivoire et Bénin ont ainsi réussi à lever respectivement 2,6 et 750 millions de dollars en janvier 2024, avec des coupons nettement supérieurs à ceux des années pré-COVID mais inférieurs aux pics de 2023. Le spread pour la Côte d'Ivoire s'est établi autour de 8,25%, contre plus de 10% pour certains émetteurs en détresse l'année précédente.
La Banque mondiale et le FMI restent des acteurs clés pour les pays qui ne peuvent plus accéder aux marchés. Les négociations en cours avec le G20 sur le Common Framework continuent de traîner, alimentant l'incertitude sur la capacité de restructuration collective des dettes
Pour les investisseurs, la leçon est claire : la prime de risque africaine s'est structurellement réévaluée à la hausse. Ce qui signifie que les opportunités de rendement existent, mais qu'elles exigent une analyse crédit beaucoup plus fine qu'auparavant. Les différences entre émetteurs « investment grade » et « high yield » se creusent.
Accès gratuit pour une durée limitée
N° 47
Saturday 30 May 2026
L'Afrique de l'Est émerge comme hub technologique : l'essor des fintech au-delà...
Compétitivité industrielle : pourquoi le Maroc attire les investissements manufa...
La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine à l'épreuve des réalités : entre...
Recevez chaque samedi les analyses les plus profondes sur les marchés africains.
Lisez toutes nos analyses
Ne manquez aucune de nos analyses sectorielles et macroéconomiques sur les dynamiques africaines.