11 May 2026
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Après une décennie d'enthousiasme, plusieurs grands fonds de private equity ont revu à la baisse leurs allocations africaines. Ce repli cache des réalités plus nuancées qu'il n'y paraît.
En 2014, l'Afrique était présentée comme la nouvelle frontière du capital-investissement. Des fonds comme KKR, Carlyle et Actis multipliaient les annonces d'investissements significatifs, attirés par des taux de croissance parmi les plus élevés du monde et des valorisations encore raisonnables. Une décennie plus tard, le tableau est plus mitigé.
Plusieurs facteurs expliquent ce repositionnement. D'abord, les sorties ont été plus difficiles que prévu. Les marchés boursiers africains manquent de profondeur pour absorber des introductions en bourse de taille significative, et les acquisitions industrielles ou stratégiques se sont révélées moins nombreuses qu'espéré. Les fonds qui avaient construit leurs modèles sur des multiples de sortie comparables à ceux des marchés émergents asiatiques ont souvent dû déchanter
Ensuite, la dépréciation des devises locales face au dollar a sévèrement impacté les rendements en devise forte. Un investissement réalisé en nairas nigérians ou en livres égyptiennes et valorisé en dollars a vu sa valeur relative fondre même quand la performance opérationnelle de l'entreprise était satisfaisante.
Mais ce repli des fonds globaliste crée des opportunités pour les fonds panafricains qui opèrent en devises locales et ont une meilleure compréhension des dynamiques sectorielles. Des acteurs comme Helios, Adenia Partners ou AfricInvest ont développé des thèses d'investissement plus sophistiquées, centrées sur des secteurs à forte consommation intérieure peu exposés aux risques de change : éducation, santé, services financiers, agro-alimentaire.
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N° 44
Monday 11 May 2026
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